Les directions de santé publique des 18 régions du Québec viennent de jeter un pavé dans la mare relativement au projet de relance de la mine Jeffrey d’Asbestos qui est en attente d’une décision gouvernementale pour l’octroi d’une garantie de prêt de 58 millions de dollars.
Les 18 directeurs de santé publique sont d’avis que l’augmentation de l’exploitation et de l’usage de l’amiante chrysotile au Québec se soldera par une augmentation des maladies reliées à l’amiante chez les travailleurs et dans la population en général.
Selon eux, cela entraînera des coûts sociaux et financiers à tenir compte dans l’analyse du dossier de relance.
Ces inquiétudes se basent, entre autres, sur la production scientifique publiée par l’Institut national de santé publique du Québec.
Mandaté par le ministère de la Santé pour surveiller l’exposition à l’amiante et les maladies qui y sont reliées dans la population québécoise et chez les travailleurs, l’Institut démontre qu'il existe d'importantes difficultés à appliquer les mesures d'utilisation sécuritaire préconisées.
Une lettre a été envoyée au ministre responsable du dossier, Clément Gignac, lui soulignant l’importance de considérer l’impact sur la santé des personnes dans sa prise de décision.
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